Léon Marchand, champion du monde sur 200 m papillon, le « nouveau monstre » de la natation, qui fascine les Japonais

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Léon Marchand célèbre sa médaille d’or et son record du monde, après la finale du 400 m 4 nages, lors des championnats du monde de natation, à Fukuoka (Japon), le 23 juillet 2023.

Dès que Léon Marchand est passé en tête après 75 mètres, le public japonais – pourtant pas vraiment réputé pour être le plus dissipé – s’est époumoné dans un tumulte assourdissant, mercredi soir (heure de Tokyo) 26 juillet, dans le chaudron aquatique de Fukuoka. A un an pile de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris et après sa médaille d’or, dimanche, sur 400 m 4 nages, le Français continue sa razzia aux Mondiaux avec un deuxième titre d’affilée sur le 200 m papillon – le Polonais Krzysztof Chmielewski (1 min 53 s 62) et le Japonais Tomoru Honda (1 min 53 s 66) complètent le podium.

Avec un chrono de 1 min 52 s 43 – troisième meilleur performeur de tous les temps, derrière le Hongrois Kristof Milak et la légende américaine Michael Phelps –, la pépite toulousaine a déployé ses ailes pour s’envoler, comme le fait sa cote de popularité au pays du Soleil-Levant.

Pour les Japonais, depuis son avènement à l’été 2022 (où il était devenu, à Budapest, double champion du monde sur 400 m 4 nages et 200 m 4 nages et médaillé d’argent sur 200 m papillon), Léon Marchand est « Shin Kaibutsu ». Littéralement, « le nouveau monstre ». « On lui a donné ce surnom, car il avait taquiné le record de Michael Phelps sur 400 m 4 nages. Or Phelps, on l’avait baptisé “le monstre”, raconte Daisuke Kikuoka, réalisateur pour la chaîne de télévision privée Asahi, qui diffuse les Mondiaux de natation. Quand je l’ai rencontré pour la première fois, j’ai simplement vu un jeune garçon poli, mais dès qu’il nage il devient surhumain. »

« C’est le nouveau héros de la natation mondiale »

Pour promouvoir la compétition dans l’archipel, le réalisateur et son équipe avaient décidé de suivre le Français tout au long de sa saison, tout comme le Roumain David Popovici (recordman du monde du 100 m nage libre) et l’adolescente canadienne Summer McIntosh (double recordwoman du monde sur 400 m nage libre et 400 m 4 nages). Ils ont été bien inspirés d’inclure le Français au casting. Le bassin du Marine Messe, à la pointe nord de l’île de Kyushu, a servi de décor à un 400 m 4 nages majuscule, au retentissement planétaire : le prodige de 21 ans a fait tomber le dernier record individuel de Michael Phelps, vieux de quinze ans : 4 min 2 s 50, contre 4 min 3 s 84 pour l’ex- « Kid de Baltimore ».

Sur le port d’Hakata, aux abords du site qui accueille, jusqu’au dimanche 30 juillet, le gratin mondial de la natation, il est encore un peu tôt pour parler de « Marchandmania ». Le patronyme du Français n’est pas encore familier de tous les spectateurs, mais son record et ses deux médailles d’or en trois jours commencent à faire des vagues. Ses yeux bleu piscine et ses bouclettes blondes sont désormais bien identifiés. « Ah, la superstar ? », s’enquiert Toru Iga, un fan de Daiya Seto, le rival japonais de Léon Marchand, médaillé de bronze sur 400 m 4 nages. Dimanche, le jeune homme de 27 ans avait fait le déplacement depuis Tokyo pour assister à cette course qui figurait depuis longtemps à son agenda. Rien d’étonnant quand on sait que le pays a une vraie tradition de natation.

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