Football : les Africaines à suivre pendant la Coupe du monde féminine

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Quatre sélections africaines (Maroc, Afrique du Sud, Nigeria, Zambie) participent, du 20 juillet au 20 août, à la neuvième édition de la Coupe du monde féminine de football, en Australie et en Nouvelle-Zélande, la première réunissant 32 équipes. Parmi elles, cinq joueuses sont à suivre de près.

Asisat Oshoala (Nigeria)

La footballeuse nigériane Asisat Oshoala, à Barcelone, le 22 avril 2022.

Il ne faut pas chercher de comparaison entre Asisat Oshoala, 28 ans, et son compatriote Victor Osimhen, le buteur des Super Eagles. La star de la sélection féminine – les Super Falcons – a vécu une enfance aisée, ses parents ayant réussi dans les secteurs de l’or et de la mode, quand Victor Osimhen a connu la misère à Lagos. Après avoir connu des débuts difficiles en Angleterre, à Liverpool puis Arsenal, Asisat Oshoala (41 sélections, 30 buts) joue aujourd’hui à Barcelone, où elle s’est imposée comme l’une des meilleures attaquantes d’Europe.

La Coupe du monde sera l’occasion de confirmer ce statut, alors que le Nigeria sera opposé au premier tour à l’Australie, au Canada et à l’Irlande. Trois fois championne d’Afrique avec son pays (2014, 2016, 2018), Asisat Oshoala est impliquée dans le quotidien des joueuses africaines. Sa fondation, qui porte son nom, est entièrement dévolue à leur autonomisation.

Rosella Ayane (Maroc)

La footballeuse marocaine Rosella Ayane, à Rabat, le 23 juillet 2022.

Née à Reading (Royaume-Uni) d’une mère écossaise et d’un père marocain, Rosella Ayane, 27 ans, a commencé sa carrière internationale avec l’Angleterre dans les sélections des moins de 17 et 19 ans. En juin 2021, après avoir été toute proche de jouer pour l’Ecosse, elle a finalement décidé de répondre à l’appel du Maroc, avec qui elle a déjà inscrit neuf buts en 21 sélections.

L’attaquante de Tottenham sera incontestablement un des principaux atouts de la sélection dirigée par le Français Reynald Pedros. Pour sa première participation à une Coupe du monde, elle a hérité d’un tirage compliqué avec l’Allemagne, la Corée du Sud et la Colombie. Ses qualités de buteuse, mais surtout de passeuse décisive, pourraient être très utiles aux Lionnes de l’Atlas, vice-championnes d’Afrique en titre.

Barbra Banda (Zambie)

La footballeuse zambienne Barbra Banda, à Miyagi, au Japon, le 24 juillet 2021.

En juillet 2022, Barbra Banda n’avait pas été autorisée par la Confédération africaine de football (CAF) à participer à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, organisée au Maroc. Le prétexte : elle ne remplissait pas les critères de féminité imposés par l’instance, alors qu’elle avait pu participer à l’édition précédente, en 2018, mais aussi aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021. L’absence de sa meilleure joueuse n’avait pas empêché la Zambie de se qualifier, via cette CAN marocaine, pour la première Coupe du monde de son histoire, où elle affrontera l’Espagne, le Japon et le Costa Rica.

Barbara Banda, 23 ans, qui a hérité du brassard de capitaine, a déjà inscrit 30 buts pour sa sélection. Depuis 2020, elle évolue à Shanghai après être devenue, en 2018, la première Zambienne à devenir professionnelle en Europe, dans le club espagnol de Logrono. L’argent qu’elle gagne en Chine lui permet notamment de financer sa fondation, où elle défend les victimes de violences sexistes ou aide les adolescentes connaissant des grossesses précoces.

Andile Dlamini (Afrique du Sud)

La footballeuse sud-africaine Andile Dlamini, à Soxeto, le 2 septembre 2022.

L’Afrique du Sud a remporté en 2022 sa première CAN et elle le doit notamment à Andile Dlamini, élue à cette occasion meilleure gardienne de la compétition. La joueuse de 30 ans, qui évolue à Mamelodi Sundowns, l’un des meilleurs clubs sud-africains et dont le propriétaire n’est autre que Patrice Motsepe, le président de la CAF, est une des meilleures spécialistes du poste sur le continent. Lors de la CAN au Maroc, elle n’avait encaissé que trois buts, se montrant décisive à de nombreuses occasions.

Les Banyana Banyana, qui ont hérité d’un groupe particulièrement relevé avec les Etats-Unis, champions du monde en titre, la Suède, troisième meilleure sélection mondiale, et l’Italie, auront besoin d’une Andile Dlamini au sommet de sa forme pour franchir le premier tour.

Ghizlane Chebbak (Maroc)

La footballeuse marocaine Ghizlane Chebbak, à Rabat, le 18 juillet 2022.

Son père, Larbi Chebbak, décédé en 2020, fut un très bon joueur de Division 1 marocaine sous les couleurs de l’USK (Sidi Kacem) et fut sélectionné à plusieurs reprises durant les années 1970 par les Lions de l’Atlas. Encouragée par lui, Ghizlane Chebbak, 32 ans, est aujourd’hui la capitaine de la sélection nationale, avec qui elle s’apprête à découvrir le haut niveau mondial.

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Hormis un bref passage en Egypte en 2010-2011, elle a effectué presque toute sa carrière à l’AS FAR de Rabat, le club de l’armée – accessoirement le plus titré du royaume. Elue meilleure joueuse de la CAN 2022 organisée par son pays, l’attaquante aux 21 buts en 60 sélections avait longtemps défendu la création d’un vrai championnat professionnel féminin au Maroc. C’est chose faite depuis 2020.

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