Le Tour de France, cette grande réunion de familles

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La caravane de Susan et John Yates, les parents d’Adam et Simon, sur le parcours de la 13e étape du Tour de France, dans l’Ain, le 14 juillet 2023.

Chaque matin depuis le 1er juillet et le grand départ du Tour de France à Bilbao, dans le Pays basque espagnol, Olivier Paret-Peintre a un « rituel ». Tout juste levé, il envoie un message à son fils. « Il ne répond pas toujours, mais je ne lui demande pas de le faire, je sais qu’il en reçoit beaucoup. Il y a sa sœur, ses oncles, ses tantes, ses grands-mères… », égrène-t-il, devant le car de l’équipe AG2R-Citroën pour laquelle Aurélien, 27 ans, court depuis 2018.

Samedi 15 juillet, le coup d’envoi de la 14e étape est donné depuis Annemasse (Haute-Savoie), le fief de la famille. « Il faut avoir beaucoup de chance pour que le Tour de France vienne dans notre ville, alors, quand c’est le cas et qu’en plus on a notre enfant au départ, c’est extraordinaire », poursuit le père Paret-Peintre.

Chapeau de paille sur la tête, quotidien L’Equipe – destiné à son fils – calé sous le bras, il garde un œil sur le rideau barrant la porte d’entrée du bus de l’équipe pour protéger l’intimité des coureurs et le secret du briefing d’avant-course. Pas question de manquer la sortie du fiston, qui va bientôt devoir se plier au rituel de la signature, ce moment durant lequel tous les participants du Tour émargent avant de prendre le départ de chaque étape. L’occasion de lui faire une bise, et de lui glisser quelques mots d’encouragement.

Rémy Turgis, lui aussi, aime bien adresser avant la course quelques SMS à Anthony, 29 ans, qui dispute le Tour sous les couleurs de TotalEnergies. « On fait en sorte de ne pas trop l’embêter. On l’appelle environ deux fois par semaine », glisse-t-il. Avant de reconnaître que, quand son fils a reçu le Prix de la combativité pour la première fois, à l’issue de la 8e étape, le 8 juillet, son téléphone a sans doute un peu chauffé… « Le côté famille, tous les coureurs aiment ça, assure-t-il. Un petit coucou, trois quatre phrases échangées, ça ressource, ça sort un peu du contexte. »

Double lauréat de l’épreuve, Tadej Pogacar ne le contredira pas. Au gré des interviews, le Slovène rappelle à l’envi à quel point la présence de ses proches, notamment en bord de route, le motive. Cette année encore, ses parents Marjeta et Mirko, accompagnés de la plus jeune de leurs quatre enfants, Vita, sillonnent l’Hexagone en camping-car pour suivre au plus près les prouesses de l’actuel deuxième du classement général. Il ne s’agirait pas de rééditer le petit loupé de 2020, où ils avaient fait l’impasse sur le Tour… avant de se rejoindre à Paris à la hâte pour assister au premier sacre de Tadej Pogacar.

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