Tour de France 2023 : Michael Woods dompte le puy de Dôme, Tadej Pogacar met Jonas Vingegaard « sous pression »

0 Shares
0
0
0
Le Canadien Michael Woods (Israel-Premier Tech) savoure sa victoire sur la 9e étape du Tour de France, au puy de Dôme, le 9 juillet 2023.

Dans l’imaginaire du Tour de France, le puy de Dôme est le théâtre de combats mythiques. Trente-cinq ans après le dernier passage de l’épreuve, le « géant d’Auvergne » a fait honneur à sa réputation. Il y a d’abord eu la remontée fantastique de Michael Woods (Israel-Premier Tech), premier coureur à franchir la ligne de la 9e étape, dimanche 9 juillet. Puis, quelques minutes plus tard, le duel tant attendu entre les deux favoris au classement général, Tadej Pogacar (UAE Emirates) et Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma).

On savait que la dernière ascension du jour offrait autant de pente que peu de répit au peloton avec ses 13,3 kilomètres à 7,7 % de moyenne, dont les quatre derniers à environ 12 %. Au pied du redoutable sommet hors catégorie, Michael Woods accusait deux minutes de retard sur l’Américain Matteo Jorgenson. Le grimpeur de la Movistar avait lâché ses compagnons d’échappée, dont le Canadien, à 47 kilomètres de l’arrivée, et semblait se diriger tout droit vers sa première victoire sur la Grande Boucle.

C’est finalement le natif de Toronto qui lèvera les bras pour la première fois sur la course, après avoir déposé Jorgenson à 450 mètres du sommet. A ce moment, rappelait le vainqueur du jour, les encouragements assourdissants des spectateurs massés sur le bord de la route avaient laissé place au vide et au silence – le public était interdit sur les quatre derniers kilomètres de la course, lieu classé à l’Unesco oblige.

« C’était très dur dans cette montée, au début je ne pensais pas être capable de gagner. Je voulais quand même donner le meilleur de moi-même. C’est toujours mieux d’être à ma place qu’à celle de Jorgenson. Quand on peut voir quelqu’un [devant soi], on pense que c’est toujours possible. A 800 mètres de l’arrivée, j’ai vu que ça l’était vraiment, donc j’ai donné tout ce que je pouvais. » A-t-il inspiré Pierre Latour ? Le Français (TotalEnergies), langue tirée, visage tendu et chancelant sur son vélo, a franchi la ligne, en deuxième position, 28 secondes après le Canadien, après avoir joué son va-tout. Le Slovène Matej Mohoric (Bahrain-Victorious) termine 3e, Jorgenson, 4e.

Michael Woods ajoute son nom aux côtés des légendes du cyclisme qui se sont imposées en haut du puy de Dôme : Fausto Coppi, Federico Bahamontes, Luis Ocaña ou encore Lucien Van Impe. A 36 ans, il devient aussi le plus vieux vainqueur d’une étape du Tour depuis le Kazakh Alexandre Vinokourov, en 2010. « C’était l’objectif de ma carrière, mon plus beau résultat. Je vais avoir 37 ans cette année, je sentais que ma fenêtre de tir était sur le point de se refermer. C’est un rêve qui devient réalité. »

Il vous reste 55.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

source

0 Shares
Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You May Also Like