L’alunisseur américain Peregrine se dirige vers la Terre et se consumera probablement dans l’atmosphère

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Six jours dans l’espace avant de venir se consumer dans l’atmosphère terrestre. Le voyage de l’alunisseur américain, Peregrine qui devait se poser sur la Lune le 23 février, va prendre fin.

La start-up Astrobotic ayant développé l’alunisseur publie des nouvelles régulières sur l’état de Peregrine depuis son décollage le 8 janvier à bord de la nouvelle fusée Vulcan Centaur du groupe ULA, qui regroupe Boeing et Lockheed Martin.

« Notre dernière estimation montre que le vaisseau spatial se dirige vers la Terre, où il se consumera probablement dans l’atmosphère », a annoncé la société établie à Pittsburgh (Pennsylvanie) sur X. « L’équipe est en train d’évaluer les options possibles et nous vous tiendrons au courant dès que possible. » Le robot qui est dans l’espace se trouve actuellement à 390 000 kilomètres de notre planète, a ajouté Astrobotic.

Peu après s’être séparé de la fusée, le vaisseau spatial a subi une explosion à bord, et il est rapidement devenu évident qu’il ne pourrait pas atterrir en douceur sur la Lune comme initialement prévu, en raison d’une fuite de carburant. L’équipe d’Astrobotic a cependant réussi à lancer des expériences scientifiques qu’elle transportait pour le compte de la NASA et d’autres agences spatiales, et à recueillir des données de vol.

Outre le matériel scientifique, le vaisseau spatial transporte des marchandises destinées à des clients privés d’Astrobotic, notamment une canette de boisson sportive, un bitcoin physique, ainsi que des cendres et de l’ADN d’êtres humains et d’animaux. Il devait également acheminer du matériel scientifique pour la NASA pour un montant s’élevant à 108 millions de dollars.

La NASA ne baisse pas les bras

A ce jour, seules quatre nations – les Etats-Unis, l’Union soviétique, la Chine et l’Inde – ont réussi à faire atterrir un appareil sur la Lune. Parmi elles, seuls les Etats-Unis y ont déjà envoyé des êtres humains. Ces dernières années, des compagnies privées israélienne et japonaise ont aussi tenté d’atterrir sur la Lune, mais ces missions se sont soldées par des crashs.

En dépit de cet échec, les responsables de la NASA ont annoncé qu’ils allaient continuer à multiplier les tentatives pour accroître leurs chances de réussir. La prochaine sera celle d’Intuitive Machines, en février. Astrobotic elle-même aura une autre chance en novembre avec son atterrisseur Griffin transportant l’astromobile Viper de la NASA jusqu’au pôle sud de la Lune.

Le Monde avec AFP

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