Remaniement : Thomas Cazenave, un fidèle d’Emmanuel Macron nommé au budget

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Thomas Cazenave, lors de la campagne municipale à Bordeaux, le 7 mars 2020.

Il est l’un des fidèles de la première heure, de ceux qui étaient présents dès les prémices de l’aventure présidentielle d’Emmanuel Macron en 2016. Thomas Cazenave, 45 ans, a été nommé ministre délégué chargé des comptes publics jeudi 20 juillet à l’occasion du remaniement.

Il remplace Gabriel Attal – qui a été promu à la tête du ministère de l’éducation – au sein de l’équipe du ministère de l’économie de Bercy, qu’il connaît bien. M. Cazenave, qui a été élu en juin 2022 député de la 1re circonscription de Gironde, quittera donc les bancs de l’Hémicycle pour rejoindre la nouvelle équipe gouvernementale.

Multidiplômé, théoricien de la « start-up nation » et cheville ouvrière de la création d’En marche !, il a commencé sa carrière comme inspecteur des finances à la sortie de l’ENA, après avoir accumulé les diplômes, à Sciences-Po ou à l’Ecole normale supérieure en économie. C’est en 2007 qu’il y rencontre Emmanuel Macron, alors inspecteur des finances, au sein de la commission pour la libération de la croissance présidée par Jacques Attali. Les deux hommes deviendront amis.

Réputé aussi bon camarade que technicien

Après une carrière dans le secteur public, notamment à Pôle emploi, Thomas Cazenave a rejoint M. Macron près de dix ans plus tard au ministère de l’économie, en devenant son directeur adjoint de cabinet. Alors qu’il participe à la création d’En marche ! et à l’écriture du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, il est nommé en décembre 2016 secrétaire général adjoint de l’Elysée par François Hollande.

En 2017, une fois Emmanuel Macron élu président de la République, Thomas Cazenave a été nommé délégué interministériel à la transformation publique.

Sa victoire aux législatives cinq ans plus tard sous l’étiquette Renaissance est venue laver une sévère débâcle qu’il a subie deux ans plus tôt aux municipales de Bordeaux, alors qu’il conduisait la liste de la majorité présidentielle, arrivée en troisième position, à peine un point devant celle du trotskiste révolutionnaire Philippe Poutou. Une alliance de circonstance, nouée du bout des doigts entre les deux tours avec le candidat Les Républicains sortant, n’avait pas empêché le candidat écologiste Pierre Hurmic de s’emparer de la mairie.

Au Palais-Bourbon, le député Cazenave, membre de la commission des finances, est réputé aussi bon camarade que technicien. A la fin de juin, il s’est enorgueilli d’avoir fait adopter l’une de ses propositions de loi sur le plafonnement de la hausse des loyers.

Chantre du dépassement et du « et en même temps », cet ancien proche du Parti socialiste, père de deux enfants, apparaissait comme un fervent soutien d’Elisabeth Borne à Matignon, dont il saluait la capacité « à emmener à bon port les dossiers qu’on lui confie ».

Le Monde avec AFP

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