Aux Pays-Bas, Dick Schoof, ancien chef du renseignement, investi premier ministre en remplacement de Mark Rutte

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Dick Schoof et Mark Rutte, à La Haye, aux Pays-Bas, mardi 2 juillet 2024.

L’ancien chef du renseignement néerlandais Dick Schoof a été investi, mardi 2 juillet, premier ministre des Pays-Bas, à la tête d’un gouvernement de coalition de droite, chargé de mettre en œuvre la politique d’immigration « la plus stricte jamais vue » dans le pays.

Plus de sept mois après la victoire électorale retentissante du dirigeant d’extrême droite Geert Wilders, surprenant le pays et l’Europe entière, M. Schoof succède à Mark Rutte, au pouvoir depuis 2010. Ce dernier a été nommé secrétaire général de l’OTAN.

M. Schoof a présenté ses ministres au roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, sous les ors d’un palais royal de La Haye. M. Wilders a dû renoncer à son ambition de devenir premier ministre, certains partis ayant menacé de se désolidariser à cause de ses positions notoirement anti-islam et eurosceptiques. Au lieu de cela, les quatre formations de la coalition ont décidé que leurs dirigeants ne feraient pas partie du gouvernement, et un compromis a été trouvé en la personne de M. Schoof, 67 ans, sans parti.

M. Schoof a affirmé être « déterminé » pour mettre en œuvre les plans de cette coalition, qui vise à instaurer « la politique d’admission en matière d’asile la plus stricte jamais réalisée » et un paquet de mesures « pour contrôler la migration ».

L’accord de coalition de 26 pages, intitulé « Espoir, courage et fierté », appelle également à examiner l’idée de déplacer l’ambassade des Pays-Bas en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. M. Schoof veut être « un premier ministre pour tous les citoyens néerlandais ». « Je suis sans parti. Je ne me vois pas être tenu en laisse par M. Wilders », a-t-il déclaré. Ancien membre du Parti travailliste, Dick Schoof a le soutien du leader de l’opposition de gauche Frans Timmermans, qui l’a néanmoins décrit comme « clairement le candidat de Wilders ».

Dick Schoof a joué un rôle-clé dans diverses situations de crise, notamment au sujet de l’enquête menée après la destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines en 2014 au-dessus de l’Ukraine. Il était alors à la tête de l’agence antiterroriste des Pays-Bas. Les 298 personnes à bord avaient été tuées – dont 196 Néerlandais – par un missile BUK, de fabrication russe, tiré à partir d’un territoire tenu par des combattants prorusses.

Le Monde avec AFP

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