La Commission européenne mise sur un redressement très progressif de l’économie de la zone euro

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On ne peut pas dire que l’heure soit à la franche éclaircie. Dans ses dernières prévisions, publiées mercredi 15 novembre, la Commission européenne évoque une « reprise modeste » de l’économie européenne, qui a échappé à la récession à l’hiver 2022, mais qui est aujourd’hui sur une trajectoire moins dynamique que celle sur laquelle ses experts misaient à la sortie de l’été. Dans le même temps, elle évoque « la montée des risques et des incertitudes » liée aux « tensions géopolitiques », alors que la guerre en Ukraine semble devoir durer et que le conflit entre Israël et le Hamas soulève des inquiétudes partout dans le monde.

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Dans ce contexte, l’exécutif communautaire a, une nouvelle fois, revu à la baisse ses perspectives. Il anticipe désormais une croissance de 0,6 % en 2023, dans la zone euro comme dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). A titre de comparaison, en mai, il tablait sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1 % au sein de l’union monétaire et de 1 % pour les Vingt-Sept. Et, en septembre, il avait abaissé ses prévisions à respectivement 1 % et 0,8 %.

En 2024, l’activité devrait se redresser progressivement, avec une croissance anticipée de 1,3 % sur le Vieux Continent et de 1,2 % pour la zone euro, mais elle resterait bien moins soutenue qu’aux Etats-Unis. Elle devrait être tirée par la consommation des ménages, qui profite d’un marché du travail solide, d’une hausse des salaires et du ralentissement de l’inflation.

A 2,9 % dans la zone euro, la hausse des prix est en effet passée sous la barre des 3 % en octobre quand, un an plus tôt, elle s’était envolée à 10,6 %. Il s’agit là du plus bas niveau enregistré depuis juillet 2021, et cela constitue indéniablement une bonne nouvelle. La baisse des prix de l’énergie, qui avaient bondi après l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février 2022, a largement contribué à cette décrue.

L’Allemagne est à la peine

Cependant, le phénomène s’observe aussi désormais dans d’autres secteurs, y compris dans l’alimentaire, alors que la relative normalisation des chaînes de production, qui ont connu de fortes pénuries après la crise liée à la pandémie de Covid-19, et la politique monétaire restrictive de la Banque centrale européenne (BCE) font sentir leurs effets.

La Commission prévoit que l’inflation devrait continuer à ralentir, pour atteindre 5,6 % en 2023 et 3,2 % en 2024 dans la zone euro (respectivement 6,5 % et 3,5 % au sein de l’UE). Entre économies d’énergie, diversification de leurs achats et recours croissant aux énergies renouvelables, les Vingt-Sept sont relativement protégés d’une nouvelle flambée des prix du gaz.

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