Guerre Israël-Hamas : « Nous appelons le président Macron à réclamer sans délai le cessez-le-feu »

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Les atrocités que, le 7 octobre, les combattants du Hamas ont perpétrées contre des centaines de civils israéliens ont justement suscité l’indignation dans le monde et la solidarité avec les victimes et leurs proches. Elles ont révolté beaucoup de défenseurs de la cause palestinienne, qui ne leur trouvent aucune excuse. Ces sentiments sont toujours d’actualité.

Un mois après, cependant, la riposte d’Israël n’apparaît pas seulement disproportionnée, elle se déploie comme une vengeance barbare, écrasant la population sous les bombes, détruisant maisons, écoles et hôpitaux, ne chassant les habitants de leur quartier que pour mieux les transformer en cibles.

Parmi les victimes, des milliers d’enfants. Et tout ceci sans qu’aucun des objectifs proclamés ait la moindre chance d’être atteint, qu’il s’agisse de l’élimination du Hamas ou de la libération des otages. Il s’agit en réalité d’autre chose : tuer pour tuer, anéantir une fraction entière du peuple ennemi, faire monter la terreur d’un cran supplémentaire, au détriment de toute perspective de règlement du problème israélo-palestinien.

La seule instance en capacité de faire respecter le droit, l’Organisation des Nations unies, dont le secrétaire général, António Guterres, s’est exprimé très clairement sur l’inacceptabilité des méthodes de la guerre en cours, est paralysée par la rivalité et les calculs des grandes puissances – celles notamment qui siègent au Conseil de sécurité. Au moins faudrait-il que des Etats qui se targuent d’incarner la tradition des droits de l’homme et de défendre les droits des peuples s’efforcent de surmonter ce blocage avant que la catastrophe n’ait atteint des proportions comparables aux plus grands crimes contre l’humanité enregistrés dans l’histoire contemporaine.

Inquiétudes et scrupules

Mais le gouvernement français veut aujourd’hui une chose et son contraire. Après s’être empressé de déclarer une solidarité inconditionnelle avec le « droit de se défendre » réclamé par le gouvernement israélien, dont toute l’histoire récente aurait dû lui faire soupçonner les véritables implications, il est saisi d’inquiétudes et de scrupules : d’où l’envoi de bâtiments hospitaliers qui n’ont aucun accès au champ du carnage, l’appel à des trêves humanitaires qui ne remettent pas en question la punition collective des habitants de Gaza, la convocation d’une « conférence humanitaire » dont l’objectif n’est pas d’arrêter les bombardements, mais d’en limiter, par impossible, les conséquences sur la population civile, alors que c’est elle qui est d’abord visée.

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