La banque américaine J.P. Morgan poursuit son soutien caritatif d’envergure à la Seine-Saint-Denis

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Jamie Dimon, PDG de J.P. Morgan, en visite dans un atelier des Compagnons du devoir à Pantin (Seine-Saint-Denis, le 6 novembre  2018.

En 2018, à l’occasion du 150e anniversaire de sa présence en France, J.P. Morgan avait promis d’allouer, à travers sa fondation, 30 millions de dollars (26 millions d’euros à l’époque) sur cinq ans afin d’aider les habitants de Seine-Saint-Denis à « accéder à des opportunités économiques ». Mercredi 8 novembre, Jamie Dimon, le président-directeur général de la première banque américaine, en visite à Paris, a annoncé une rallonge de 20 millions de dollars pour les cinq prochaines années.

A cela s’ajoute une enveloppe de 50 millions de dollars – puisée sur le capital du groupe – visant à financer des fonds de capital-risque « dirigés par des femmes » ou « ayant un impact positif sur la société ». Ce « superfonds », confié à Bpifrance, fait écho à un dispositif lancé en 2021 par la firme américaine aux Etats-Unis.

La France confirme ainsi son statut de principale bénéficiaire, en dehors des Etats-Unis, des actions philanthropiques de J.P. Morgan, sans aucune défiscalisation associée. « Nous payons beaucoup d’impôts en France, nous employons 900 personnes et nous agissons en tant qu’entreprise responsable. Nous aidons à tirer le pays vers le haut, et cela ne bénéficie pas seulement à ceux qui sont déjà en haut », se réjouit M. Dimon, fan de la première heure des réformes économiques d’Emmanuel Macron, qu’il avait d’ailleurs rencontré dans la matinée.

Une locomotive pour les entreprises locales

« Nous avons voulu lancer une opération d’envergure à Paris, à l’image de celle que nous menons à Detroit depuis 2014 », relate au Monde Peter Scher, vice-chairman de J.P. Morgan, chargé de la responsabilité d’entreprise. Pour aider à remettre sur pied la capitale de l’automobile aux Etats-Unis, J.P. Morgan a engagé 200 millions de dollars en près de dix ans. « Detroit et la Seine-Saint-Denis sont des endroits bien différents, mais notre approche est la même : nous voulons servir de catalyseur en soutenant les bons partenaires, en liaison avec les acteurs publics », poursuit M. Scher.

Une vingtaine d’associations actives dans le département francilien, l’un des plus pauvres de France mais aussi l’un des plus jeunes, ont bénéficié de cet appui. « J.P. Morgan a eu une démarche originale en concentrant énormément de moyens sur une zone », souligne Quentin Moreno, directeur général adjoint de l’association Sport dans la ville, qui vise notamment à amener vers l’emploi des jeunes ayant décroché scolairement : « Grâce à la Fondation J.P. Morgan, nous avons pu doubler le nombre de jeunes accompagnés en Seine-Saint-Denis. »

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