Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix iranienne, entame une grève de la faim en prison

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La militante des droits humains, Narges Mohammadi, à son domicile de Téhéran, le 4 septembre 2001.

La lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, a entamé lundi 6 novembre une grève de la faim après avoir été empêchée, avec d’autres détenues, d’obtenir des soins médicaux et pour protester contre le port obligatoire du voile en Iran, a annoncé la famille de la militante des droits humains.

« Narges Mohammadi a informé sa famille qu’elle avait entamé une grève de la faim il y a plusieurs heures. Nous sommes inquiets pour sa santé », ont informé ses proches dans une déclaration citée par l’Agence France-Presse (AFP).

Mme Mohammadi, 51 ans, maintes fois arrêtée et condamnée, est détenue depuis 2021 à la prison d’Evin de la capitale iranienne, Téhéran.

Jeudi, sa famille avait déjà annoncé que la militante, dont l’état de santé est fragile, se voyait refuser par les autorités pénitentiaires son transfert à l’hôpital car elle ne voulait pas se couvrir la tête. Selon un électrocardiogramme réalisé par un médecin en prison, elle a besoin d’une hospitalisation d’urgence, précise la famille. « La République islamique est responsable de tout ce qui peut arriver à notre Narges bien-aimée », précise la déclaration.

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Le comité Nobel s’est, de son côté, dit dans un communiqué « profondément inquiet » de l’état de santé de Mme Mohammadi.

« L’obligation pour les détenues de porter un foulard pour être hospitalisées est inhumaine et moralement inacceptable », a déclaré la présidente du comité, Berit Reiss-Andersen, en demandant aux autorités iraniennes de prodiguer une assistance médicale à toutes les détenues en ayant besoin.

L’organisation de défense de la liberté d’expression PEN International s’est dite « extrêmement inquiète » pour Mme Mohammadi et a jugé que les autorités iraniennes étaient « responsables de mettre sa vie en danger ».

Militante contre la peine de mort et pour les droits des femmes, Narges Mohammadi a été récompensée en octobre par le Nobel pour « son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous ». Elle est l’un des principaux visages du soulèvement « Femme, vie, liberté » en Iran.

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