Benyamin Nétanyahou estime qu’Israël « assumera, pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité » à Gaza après la fin du conflit

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Un blindé de l’armée israélienne fait feu depuis un endroit non divulgué situé près de la bande de Gaza, le 6 novembre 2023.

Après presque un mois de guerre entre Israël et le Hamas, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a de nouveau rejeté, lundi 6 novembre, l’idée d’un arrêt durable des opérations militaires de Tsahal dans la bande de Gaza, et exposé sa vision du maintien de la sécurité dans l’enclave palestinienne à la fin du conflit.

« Il n’y aura pas de cessez-le-feu global à Gaza sans la libération de nos otages », a-t-il dit lors d’un entretien sur la chaîne américaine ABC News, alors que le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a appelé lundi à mettre fin « au cauchemar humanitaire à Gaza » devenu « un cimetière pour les enfants ».

« Il y aura un cessez-le-feu si le Hamas accepte de libérer les otages », a répété M. Nétanyahou lors de cet entretien, expliquant qu’il pensait toutefois que cela « entraverait l’effort de guerre » et les efforts pour faire sortir les otages « parce que la seule chose qui fonctionne sur ces criminels du Hamas, c’est la pression militaire que nous exerçons ».

Il a néanmoins ouvert la porte à des « pauses tactiques » − « une heure par-ci, une heure par-là » −, en référence à une déclaration de la Maison Blanche, selon laquelle le président américain, Joe Biden, avait évoqué cette possibilité avec lui, « pour fournir aux civils des opportunités de quitter en sécurité les zones de combats, s’assurer que l’aide parvienne à ceux qui sont dans le besoin et permettre la potentielle libération d’otages ».

« Nous en avons déjà fait par le passé, et nous allons vérifier les circonstances afin de permettre aux marchandises, aux produits humanitaires d’entrer, ou à nos otages, aux otages individuels de partir », a expliqué le premier ministre israélien.

Responsabilité personnelle engagée

Interrogé sur qui devrait assurer la sécurité dans l’enclave palestinienne après la guerre, Benyamin Nétanyahou a répondu : « Ceux qui ne veulent pas continuer sur la voie du Hamas. »

« Israël assumera, pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité car nous avons vu ce qu’il se passe lorsque nous ne l’avons pas. Lorsque nous n’avons pas cette responsabilité, nous assistons à l’irruption de la terreur du Hamas à une échelle que nous ne pouvions pas imaginer », a-t-il expliqué.

M. Nétanyahou a admis que son gouvernement n’avait « clairement » pas respecté son obligation de protéger le peuple israélien et que sa responsabilité personnelle était engagée dans l’attaque surprise du Hamas le 7 octobre : « Bien sûr, cela ne fait pas de doute et cela doit être résolu après la guerre. » « Il va y avoir des questions extrêmement dures à poser et je serai l’un des premiers à y répondre », a-t-il promis.

Depuis le 7 octobre, plus de 1 400 personnes ont péri en Israël d’après les autorités, majoritairement des civils tués le jour de l’attaque du Hamas, la plus meurtrière de l’histoire de l’Etat hébreu. Le Hamas a également fait plus de 240 otages, emmenés à Gaza. Selon le bilan du ministère de la santé du territoire palestinien, où le Hamas est au pouvoir depuis 2007, les bombardements israéliens en représailles ont fait plus de 10 000 morts, en majorité des civils dont plus de 4 000 enfants.

Le Monde avec AFP


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