En Bolivie, des gigantesques feux de forêt enfin maîtrisés

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Des volontaires et des pompiers combattent les incendies devenus incontrôlables lors de l’incendie de forêts et de pâturages à des fins agricoles autour de Rurrenabaque, dans le département du Beni, en Bolivie, le 26 octobre 2023.

Pendant une semaine, fin octobre, les habitants de plusieurs villes de Bolivie, dont La Paz, la capitale, ont été plongés dans un épais nuage de fumée noire et un air irrespirable, provoqués par de gigantesques feux de forêt. Le 23 octobre, le service national de météorologie et d« hydrologie dénombrait plus de 3 070 foyers à travers le pays, et une quinzaine d’incendies actifs de grande magnitude. Lundi 30 octobre, le vice-ministre de la défense civile bolivien, Juan Carlos Calvimontes, annonçait que les incendies étaient maîtrisés.

La forte pollution de l’air avait poussé les autorités à fermer les écoles publiques et privées, du mercredi 25 au vendredi 27 octobre, dans quatre des neuf départements boliviens – le Beni (centre-nord), Santa Cruz (est), La Paz (ouest) et Cochabamba (centre). Lundi 30 octobre, les écoles ont pu rouvrir leurs portes, mais la qualité de l’air dans plusieurs grandes villes restait fortement dégradée.

Le bilan du désastre est encore partiel. Il n’y a pas de victimes humaines à déplorer, mais des centaines d’animaux ont été décimés, parmi lesquels des singes, des tatous et des tortues. Des milliers d’hectares de forêts et d’arbres endémiques ainsi que des cultures sont partis en fumée, les feux ravageant également des aires naturelles protégées. Selon le ministère de l’environnement, environ 2 millions d’hectares de forêts et de pâturages ont brûlé depuis le début de l’année.

Des records de déforestation

Les feux de forêt, devenus hors de contrôle par les vents violents et la sécheresse qui frappe le pays andin, sont déclenchés chaque année à la fin de la saison sèche par les agriculteurs pratiquant la technique traditionnelle du « chaqueo » – le brûlis – visant à préparer les terres avant les semis. Son interdiction avait pourtant été décrétée, dès le 1er août, dans la région de Santa Cruz, la première ville du pays avec 2,2 millions d’habitants, et moteur économique. Dans cette capitale de l’agronégoce, les feux sont généralement déclenchés pour repousser la frontière agricole et gagner de nouveaux terrains sur la forêt.

La Bolivie est le troisième pays au monde, selon Global Forest Watch, au plus haut niveau de perte de forêt primaire et détient des records de déforestation, en particulier en Amazonie, qui recouvre 40 % de son territoire.

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