Etats-Unis : George Santos, élu américain, menteur invétéré, inculpé pour escroquerie, garde son siège au Congrès

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George Santos, élu républicain de l’Etat de New York à Washington, le 1er novembre 2023.

L’élu républicain George Santos, dont les mensonges ont fait les choux gras du monde politique et médiatique américain depuis son élection fin 2022, va garder, au moins temporairement, son siège à la Chambre des représentants des Etats-Unis, après l’échec, mercredi 1er novembre, d’un vote visant à l’exclure.

Menteur invétéré, inculpé au niveau fédéral pour avoir escroqué ses donateurs, accusé de blanchiment et de fraude électronique, l’élu de 35 ans, qui a admis avoir trompé les électeurs en inventant des pans entiers de sa vie – il avait notamment assuré être diplômé de l’enseignement supérieur ou avoir à son actif des expériences professionnelles dans des grandes banques américaines – était sous le coup d’une menace d’éviction. Il lui est également reproché d’avoir perçu, pendant la pandémie, des allocations-chômage alors qu’il n’en avait pas le droit.

Mais la motion pour l’exclure a été rejetée, mercredi soir en séance plénière, recueillant 179 de votes favorables contre 213 voix défavorables.

Les républicains ne détenant qu’une courte majorité de quatre sièges sur les 435 que compte la Chambre des représentants, l’éviction de M. Santos – un élu de l’Etat de New York – aurait rendu l’adoption de lois encore plus difficile pour eux et pour le nouveau speaker, Mike Johnson. De nombreux élus, dont des collègues républicains de M. Santos, ont pourtant pris leurs distances avec ce dernier.

« Nous devons expulser cet escroc de la Chambre du peuple »

Le comité d’éthique de la Chambre des représentants avait lancé une enquête sur l’élu en février mais il n’a pas encore rendu ses conclusions. Il a déclaré, mardi, qu’il annoncerait sa « prochaine ligne de conduite » dans l’affaire d’ici au 17 novembre.

Souhaitant une issue plus rapide, l’élu républicain de New York Anthony D’Esposito a pour sa part récemment déposé une proposition de loi permettant d’expulser George Santos en cas d’adoption par la majorité des deux tiers des représentants présents. « Nous devons expulser cet escroc de la Chambre du peuple », avait déclaré M. D’Esposito dans un message publié sur X, l’ancien Twitter.

La Chambre des représentants a déjà exclu l’un des siens dans le passé. Le dernier exemple en date étant le démocrate de l’Ohio James Traficant, évincé en 2002 sur la base de dix chefs d’accusation, dont celui de corruption.

Le Monde avec AFP

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