Les manifestations de soutien aux Palestiniens, interdites ou autorisées, ont eu lieu dans plusieurs villes de France

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Plusieurs milliers de manifestants ont participé, samedi 28 octobre, à travers la France à des manifestations, interdites ou autorisées selon les villes, en soutien au peuple palestinien et aux civils de la bande de Gaza soumis à des bombardements intenses et une incursion terrestre de l’armée israélienne à la suite de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre.

A Paris, il a fallu attendre 13 h 15 pour apprendre la confirmation par le juge des référés du tribunal administratif, saisi la veille, de l’interdiction préfectorale du rassemblement prévu à 14 h 30 place du Châtelet, au centre de la capitale. Le juge administratif a invoqué « la gravité de risques de troubles à l’ordre public » et « un contexte de tensions exacerbées lié aux événements dans la bande de Gaza avec une montée, en France, des actes antisémites ».

Le préfet de police, Laurent Nuñez, avait interdit cette manifestation en arguant de raisons de sécurité dues au caractère déambulatoire du cortège et de slogans et graffitis problématiques relevés dimanche 22 octobre lors du précédent rassemblement. Il avait aussi pointé la présence du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et du collectif CAPJPO en les accusant de se livrer à de « l’apologie du terrorisme ». A ce jour, une seule manifestation a été autorisée à Paris, celle du dimanche 22 octobre, tandis qu’une autre, interdite, avait été autorisée in extremis par la justice administrative jeudi 19 au soir. « Dans le contexte actuel, cette interdiction est scandaleuse, a réagi Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS). La préfecture cherche à faire taire la voix du peuple français face à l’horreur de ce qu’il se passe. »

« La paix pour tous »

Quelque 3 000 à 4 000 personnes, soit plus de dix à quinze fois moins que le dimanche précédent, se sont malgré tout rassemblées dans les alentours de la place du Châtelet. Le dispositif policier, très dense, a « nassé » la foule en plusieurs groupes statiques empêchés de se mettre en mouvement ou de se rejoindre les uns les autres. Elias et Aloïs, deux lycéens, avaient malgré tout tenu à venir de Chelles (Seine-et-Marne), le premier par amitié avec des Palestiniens rencontrés lors des Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne, le second pour protester contre « le deux poids deux mesures » en faveur d’Israël. Maylis, 25 ans, une étudiante en histoire de l’art qui se dit « à gauche de la gauche », estime « ne pas avoir le choix face à un débat public horrible et dénué de la moindre once d’humanité ».

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