A Bruxelles, Emmanuel Macron évoque une « coalition humanitaire maritime » pour aider les civils de Gaza

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Comment acheminer l’aide humanitaire à Gaza ? Les Vingt-Sept, réunis en Conseil européen, ont réitéré, vendredi 27 octobre, leur préoccupation quant à « la détérioration de la situation humanitaire » dans l’enclave palestinienne. Ils ont demandé, sans préciser à qui, que « l’accès humanitaire soit continu, rapide, sûr et sans entrave et que l’aide parvienne à ceux qui en ont besoin au moyen de toutes les mesures nécessaires, y compris des couloirs et des trêves humanitaires pour répondre aux besoins humanitaires ».

Pour cela, l’Union européenne travaillera « en étroite collaboration avec les partenaires de la région pour protéger les civils, fournir une assistance et faciliter l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins médicaux, au carburant et à un abri, en veillant à ce que cette aide ne soit pas utilisée à mauvais escient par des organisations terroristes », est-il écrit dans les conclusions du sommet.

Mais, concrètement, les Européens n’ont pas précisé comment apporter cette aide aux Palestiniens, tant que la bande de Gaza est sous blocus terrestre et maritime d’Israël et que la seule porte vers le monde extérieur, à Rafah, à la frontière égyptienne, ouvre de manière très épisodique. Emmanuel Macron a avancé l’idée de passer par la mer. Lors de sa conférence de presse, le président français a évoqué un projet de « corridor humanitaire maritime » que doit mettre en place une « coalition humanitaire avec plusieurs pays européens, en particulier Chypre, qui va servir de base arrière ». La Grèce est prête, selon lui, à « envoyer des équipements ».

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« Ce n’est que le début »

Alors que le Tonnerre, un bâtiment porte-hélicoptères de la marine nationale, devrait arriver d’ici à la fin du week-end non loin de Chypre, en Méditerranée orientale, l’idée de ce corridor humanitaire maritime est d’« acheminer des patients » ou de « faire la liaison pour véhiculer de manière plus rapide des éléments de soins, d’alimentation, de première nécessité », a détaillé M. Macron, assurant que des « contacts » avaient été pris avec les autorités israéliennes. Ces dernières n’avaient cependant pas encore officiellement réagi vendredi soir à cette initiative parallèlement évoquée par le président chypriote. « On est au début du processus, juge un diplomate européen à Bruxelles. On explore de nombreuses pistes, mais ce n’est que le début. »

En début de semaine, en déplacement en Israël, Emmanuel Macron avait évoqué l’idée d’une coalition internationale pour combattre le terrorisme, et donc le Hamas. Le président de la République a dit vendredi que cette coalition doit permettre « de dire à Israël qu’elle n’est pas seule pour lutter contre le terrorisme du Hamas », « que les groupes terroristes ne peuvent être isolés les uns des autres pour avoir une action efficace » et « que la bonne action face aux groupes terroristes n’est pas une opération massive mettant en danger les civils, mais bien des opérations ciblées qui reposent sur du partage d’informations, de la coopération opérationnelle entre les meilleures armées ».

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