L’Australie va reprendre l’abattage des chevaux sauvages par hélicoptère pour protéger la faune et la flore

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Lors d’une manifestation contre l’abattage dans les parcs nationaux de l’emblématique cheval brumby australien, à Melbourne, le 8 juin 2022.

Les mesures actuelles ne suffisent plus. Des autorités locales australiennes ont approuvé, vendredi 27 octobre, la reprise de l’abattage de chevaux sauvages dans l’un des plus grands parcs nationaux du pays, une mesure jugée nécessaire pour protéger la faune et la flore.

Environ 19 000 chevaux sauvages, appelés « brumbies » en Australie, vivent dans le parc national du Kosciuszko, dans le sud-est du pays. Les autorités de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud veulent réduire ce nombre à 3 000 d’ici à la mi-2027.

Les agents du parc éliminent déjà des chevaux sauvages au sol avec des armes à feu ou des pièges, ou les transfèrent ailleurs. Mais selon Penny Sharpe, la ministre de l’environnement de Nouvelle-Galles du Sud, « des espèces indigènes sont en voie d’extinction et tout l’écosystème est menacé » à cause du nombre excessif de chevaux sauvages. « Nous devons agir », a estimé la ministre. « Ce n’était pas une décision facile à prendre, personne ne voudrait tuer des chevaux sauvages », a toutefois assuré Mme Sharpe.

Animaux nuisibles

Les brumbies sont considérés par les autorités comme des animaux nuisibles car ils augmentent l’érosion des sols, tuent la végétation en la broutant ou la piétinant. Ils provoquent aussi l’effondrement de terriers, sont en concurrence avec d’autres animaux pour la nourriture et les abris et rendent aussi les points d’eau insalubres.

La méthode d’abattage par hélicoptère avait déjà été brièvement employée en 2000. Plus de 600 chevaux sauvages avaient alors été tués en trois jours. Mais les autorités locales avaient ensuite fait marche arrière devant l’indignation de l’opinion publique. Les opposants à l’abattage clament que les chevaux font partie de l’identité nationale australienne.

L’Australie compte jusqu’à 400 000 chevaux sauvages, selon le Conseil des espèces invasives, une ONG australienne qui a salué vendredi la décision de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud. Le nombre de brumbies dans cet Etat australien progresse actuellement de 15 % à 18 % par an, soit bien plus que le nombre de chevaux éliminés par les méthodes d’éradication courantes, a relevé Jack Gough, un porte-parole de cette ONG.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’Australie en accusation On n’achève plus les chevaux…

Le Monde avec AFP

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