Stellantis de retour en Chine avec un investissement dans une start-up chinoise de l’électrique

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Le CII Reev électrique de Leapmotor, au Salon automobile de Munich, le 6 septembre 2023.

Après le constat d’échec de Stellantis en Chine, c’est un changement de stratégie : le groupe automobile qui rassemble les français Peugeot et Citroën, l’italien Fiat, et les américains Chrysler et Jeep a annoncé, jeudi 26 octobre, l’acquisition prochaine d’une participation de 21,2 % dans la start-up chinoise Leapmotor, numéro quatre des ventes de véhicules électriques en Chine, pour 1,5 milliard d’euros.

L’accord prévoit également la création d’une coentreprise visant à développer le Chinois à l’international, baptisée « Leapmotor International », dans laquelle Stellantis aura une participation de 51 %, et qui détiendra les droits exclusifs de fabrication, d’exportation et de vente de Leapmotor en dehors de la Chine. « Stellantis a également besoin d’être plus présent sur le marché chinois. Nous n’avons pas prospéré en Chine, nous préférons donc nous appuyer sur un partenaire chinois », a expliqué le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares.

C’est un changement de stratégie majeur pour Stellantis, qui reflète une tendance historique : à l’heure de l’électrique, les constructeurs chinois n’ont plus rien à envier aux marques étrangères. En 1992, Peugeot-Citroën faisait figure de pionnier en Chine et s’était taillé une part non négligeable du marché jusqu’à 2015. Mais un manque de dynamisme et une concurrence accrue sur le premier marché mondial ont coûté cher au français, qui a vu ses ventes dégringoler. Le 19 octobre, Stellantis a annoncé la cession de ses trois usines chinoises à son partenaire Dongfeng, qui gérera la production et la vente des modèles de Peugeot et de Citroën en Chine. En 2022, la coentreprise de Stellantis avec Guangzhou Automobile Group Co, qui produisait des véhicules Jeep, avait déposé le bilan.

Marché encombré

Avec Leapmotor, Stellantis mise sur l’une des start-up chinoises qui se distinguent sur un marché encombré : on compte plus de 90 entreprises de véhicules électriques, dont une partie est déjà en faillite. Leapmotor a été créé en 2015 par le cofondateur de Dahua, numéro deux mondial de la surveillance. Située à Hangzhou, à l’ouest de Shanghaï, Dahua vend des caméras et des logiciels de reconnaissance faciale.

D’après le média spécialisé IPVM, Dahua a déjà proposé des possibilités de « reconnaissance ethnique », permettant à la police de détecter la présence de membres de minorités, comme les Ouïgours ou les Tibétains. L’entreprise a été ajoutée par les Etats-Unis à une liste noire du département du commerce. Stellantis va racheter les 7 % de parts de Dahua, qui n’aura ainsi plus de liens avec Leapmotor, assure le groupe automobile.

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