Emmanuel Macron craint que le conflit au Proche-Orient soit « un élément de division » en France « si on gère mal cette situation »

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Le conflit au Proche-Orient peut être « un élément de division » en France « si on gère mal cette situation », a mis en garde Emmanuel Macron, jeudi 19 octobre, à la suite d’un échange avec des jeunes dans la rue à Paris.

« On est tous françaises et français, il ne faut pas importer ce conflit », a estimé le chef del’Etat, qui avait assisté dans la matinée à Arras, dans le Pas-de-Calais, aux obsèques de Dominique Bernard, l’enseignant tué la semaine dernière par un jeune radicalisé. Après avoir échangé avec des jeunes sur le conflit, M. Macron a déclaré à un journaliste de l’Agence France-Presse : « On est un pays, si on gère mal cette situation, ça peut être un élément de division, c’est ce que je disais l’autre jour aux Français », dans son appel à l’unité lors d’une allocution.

« On a la plus grande communauté juive (…) en Europe, on a énormément de jeunes qui sont d’origine du Moyen-Orient, du Maghreb ou d’Afrique. On a beaucoup de jeunes aussi qui sont de confession musulmane », a-t-il relevé.

« Expliquer la position de la France »

Emmanuel Macron a par ailleurs justifié l’interdiction de manifestations propalestiennes en France par la nécessité d’un « délai de décence » après les massacres d’Israéliens par le Hamas, le 7 octobre. « Il y avait eu une attaque terroriste, c’était pas bon », a-t-il dit, lors de son échange avec des étudiants. « Je vois des gens qui veulent manifester de manière pacifique mais dedans se greffent des éléments hyperradicaux qui vont aller brûler les drapeaux d’Israël, défendre le Hamas », a-t-il ajouté. Mercredi, le Conseil d’Etat s’est prononcé contre l’interdiction systématique des manifestations propalestiniennes et affirmé qu’il revenait « aux seuls préfets d’apprécier s’il y a lieu d’interdire une manifestation localement en fonction des risques de troubles à l’ordre public ».

M. Macron a noté, à l’issue de son échange avec des jeunes, qu’il y avait « beaucoup de représentations », « une part émotionnelle aussi ». « Il y a aussi une sensibilité qui peut aller avec leurs origines, avec leur milieu familial. » « Il faut expliquer la position de la France, il faut aussi lever parfois des contrevérités, se dire les choses », a insisté le président de la République.

M. Macron a refusé de se prononcer sur la responsabilité de l’explosion de mardi dans un hôpital de Gaza, attribuée par le Hamas à Israël, mais imputée par les autorités israéliennes et américaines à une roquette palestinienne du mouvement Jihad islamique. « Je suis très prudent », « je ne l’ai pas attribuée parce que nous n’avons pas d’informations propres », a-t-il dit. « Le jour où les services français consolideront, avec les services partenaires, des informations sûres, il y aura à ce moment-là une attribution ou des éléments », a-t-il ajouté.

Le Monde avec AFP

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