L’Arménie ratifie officiellement l’adhésion à la Cour pénale internationale

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Le président arménien, Vahagn Khatchatourian, a signé vendredi 13 octobre la ratification du statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), précise le site internet de la présidence arménienne. Le 3 octobre, le Parlement arménien avait ratifié le statut de Rome au terme de courts débats sur cette décision qui a suscité le courroux de Moscou, allié traditionnel d’Erevan avec lequel les relations se sont considérablement affaiblies.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait salué, de son côté, la ratification par l’Arménie de son adhésion à la CPI. « Depuis Erevan, je salue la décision du Parlement arménien de ratifier le statut de Rome et de permettre ainsi à l’Arménie de devenir Etat partie à la Cour pénale internationale », avait aussi déclaré sur X (anciennement Twitter) la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna.

La Russie, de son côté, voit cette adhésion d’un très mauvais œil, la CPI ayant émis au printemps un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour la « déportation » d’enfants ukrainiens vers la Russie. Sans surprise, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait qualifié cette décision d’« erreur ». Il a estimé qu’il n’y avait, pour Erevan, « rien de mieux » que l’alliance avec Moscou, tout en condamnant une nouvelle fois le mandat d’arrêt « illégal » émis par la CPI contre M. Poutine.

L’Arménie avait signé le statut de Rome en 1999 mais ne l’avait pas ratifié, évoquant alors des contradictions avec sa Constitution. Erevan, qui s’était rapproché de l’Occident ces derniers mois, s’est senti lâché par la Russie pendant la récente offensive de l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh – ce que le Kremlin nie. La Russie avait déployé il y a trois ans une force de maintien de la paix dans ce territoire après une brève attaque de l’Azerbaïdjan. Mais ses troupes n’ont pas bougé lors de la dernière offensive de Bakou, qui a remporté une victoire militaire éclair, mettant fin au séparatisme des Arméniens du Haut-Karabakh.

Lire le reportage : Article réservé à nos abonnés Après le Haut-Karabakh, l’Arménie convaincue d’être la prochaine cible

Le Monde avec AFP


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