Dans les églises, le denier du culte se dématérialise

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Un panier connecté à l’entrée du stade Vélodrome, pour la messe célébrée par le pape François, le 23 septembre 2023.

Depuis quelques années, la dématérialisation des dons a fait son entrée dans les églises. Application, paniers connectés, bornes automatiques, les paroissiens sont libres de choisir parmi ces outils numériques. « Cela répond à un changement d’habitude des fidèles, qui ont peu d’espèces, et qui utilisent de plus en plus leur carte bancaire et leur téléphone », explique Gonzague Lemaître, intendant à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, à Lille. Un phénomène qui concerne toutes les générations, selon lui.

En 2016, l’application La Quête est lancée, pour faciliter la collecte des dons des fidèles à la messe du dimanche. A ce jour, selon les données du site, l’application a été déployée dans plus de soixante diocèses, pour plus de 12 000 églises inscrites en France, en Belgique et en Suisse. Six millions d’euros ont depuis été collectés grâce à cette application, avec un don moyen s’élevant à 8,70 euros. « Même si l’on enregistre, ces dernières années, une baisse des donateurs, on remarque que le montant moyen des dons est plus élevé grâce à ces outils digitaux », assure Gonzague Lemaître.

Paniers connectés

Dans le diocèse de Lille, regroupant 380 églises, un tiers des clochers recourent depuis un an aux paniers connectés lors des messes dominicales ou pour différents événements, comme des concerts. Le panier renferme un terminal permettant au fidèle, muni d’une carte bancaire ou d’un téléphone, de payer sans contact. Dans la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, deux bornes automatiques sont aussi mises à disposition pour acheter des bougies ou réaliser un don. « Ces systèmes marchent très bien, approuve Gonzague Lemaître. Cela permet de ne pas nous retrouver aussi avec des tas de pièces à comptabiliser ensuite. C’est un énorme gain de temps pour nous. Un gain d’argent aussi, puisque les prélèvements de la banque sur les liquidités sont supérieurs à ceux des dons dématérialisés. »

Pour autant, les dons en espèces restent majoritaires, souligne l’intendant. « Mais on estime une croissance des dons dématérialisés de l’ordre de 20 % à 30 % en un an. Pour les églises, c’est devenu une manne indispensable. »

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