Sciences Po s’embrase après une mobilisation propalestinienne

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les bâtiments de Sciences Po, à Paris, le 13 mars 2024.

Sciences Po a fait parler d’elle jusqu’au conseil des ministres. Mercredi 13 mars, Emmanuel Macron a dénoncé des propos « inqualifiables et parfaitement intolérables » au lendemain d’une mobilisation étudiante propalestinienne qui s’est déroulée dans les locaux de l’école parisienne sans avoir été déclarée à l’avance.

L’autonomie des établissements d’enseignement supérieur « ne justifie en aucun cas le moindre début de séparatisme », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, à l’issue du conseil des ministres.

Une étudiante de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a « été empêchée d’accéder à l’amphithéâtre » et « des propos accusatoires ont été prononcés à l’encontre » de l’association, a dénoncé Sciences Po sur le réseau social X. « Ne la laissez pas rentrer, c’est une sioniste » : tels sont les propos qui ont été rapportés par l’UEJF sur X, mardi soir.

« Dérive liée à une minorité agissante »

Selon Prisca Thevenot, « des témoins ont été entendus » par la ministre de l’enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, qui s’est rendue sur place mardi, invitant « la jeune étudiante qui a été victime de ces propos (…) à se présenter devant la justice ».

« Ce qui s’est passé a un nom : l’antisémitisme », a estimé Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le réseau X.

La polémique n’a cessé d’enfler tout au long de la journée mercredi, amplifiée par l’annonce le matin de la démission du directeur de l’école, Mathias Vicherat, après avoir eu connaissance de son renvoi avec son ex-compagne devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences conjugales.

Mercredi soir, le premier ministre, Gabriel Attal, accompagné de la ministre de l’enseignement supérieur, a fait une déclaration devant le conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques « pour rappeler leur préoccupation sur ces enjeux et leur grande détermination », indique au Monde l’entourage de Sylvie Retailleau, en précisant que le gouvernement a fait un signalement au procureur de la République concernant « les troubles » de la veille.

« Je pense que les Français s’interrogent très fortement sur une forme de pente, de dérive liée à une minorité agissante et dangereuse à Sciences Po », a déclaré Gabriel Attal, selon les informations du Monde. Le premier ministre a ajouté que l’administrateur provisoire qui sera nommé prochainement devra « inverser cette pente pour faire respecter toujours et partout le principe républicain ».

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