Guerre Israël-Hamas : dans le nord d’Israël, des tirs de missile du Hezbollah ont touché une église orthodoxe et blessé neuf soldats

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Des fumées après un bombardement israélien à la périphérie de la ville frontalière de Marwahin, dans le sud du Liban, le 26 décembre 2023.

Dans un contexte d’escalade des tensions quotidienne à la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, l’armée israélienne a déclaré, mardi 26 décembre, qu’un civil et neuf de ses soldats avaient été blessés par des tirs de missiles du Hezbollah, dans le nord du pays.

« Le Hezbollah a attaqué l’église orthodoxe grecque de Sainte-Marie d’Iqrit, dans le nord d’Israël », a affirmé l’armée dans un communiqué, précisant qu’ « un missile antichar en provenance du Liban a[vait] frappé directement l’église, blessant un civil ». L’armée a ensuite fait savoir que neuf de ses soldats avaient été blessés, dont un sérieusement, par un nouveau tir du mouvement chiite libanais, soutien du Hamas, alors qu’ils portaient secours au civil blessé dans l’édifice religieux.

« Cette attaque constitue non seulement une violation flagrante de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, mais aussi une atteinte à la liberté de culte », a ajouté l’armée d’Israël. La résolution 1701, adoptée pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, mentionne que seules l’armée libanaise et la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) peuvent être déployées entre la frontière et le fleuve Litani.

Quelques heures auparavant, l’armée israélienne a affirmé avoir frappé en riposte « une cellule terroriste » du Hezbollah, située « près [du village de] Marwahin au Liban », après une tentative de lancement de missiles antichars contre Israël ainsi que frappé des infrastructures de l’organisation chiite « en réponse aux tirs vers le territoire israélien plus tôt ». Le Hezbollah a, de son côté, revendiqué mardi plusieurs tirs sur des positions militaires dans le nord d’Israël, affirmant notamment avoir visé une caserne avec des « missiles de type Burkan ».

Echanges de tirs quasi quotidiens à la frontière

Les habitants d’Iqrit avaient été chassés de leurs terres par l’armée israélienne peu après la fondation de l’Etat d’Israël, en 1948. L’église touchée mardi par le missile du Hezbollah, selon l’armée, et un cimetière sont les seuls vestiges du village palestinien d’Iqrit que l’armée israélienne avait détruit le soir de Noël en 1951, de manière à empêcher le retour de ses habitants après une décision de la Cour suprême israélienne.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre, les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah sont quasi quotidiens à la frontière israélo-libanaise. Ils ont fait plus de 150 morts du côté libanais, en majorité des combattants du Hezbollah, et au moins treize du côté israélien, parmi lesquels neuf soldats.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Le Hamas cherche à coopter la jeunesse palestinienne au Liban

Deux personnes ont été blessées mardi par des tirs israéliens dans la localité libanaise de Touline, à 10 kilomètres de la frontière entre le Liban et Israël, selon l’Agence nationale de l’information libanaise. Le 20 novembre, cette dernière avait rapporté que l’église Saint-Georges, dans le village de Yaroun, avait subi d’« importants dégâts » au cours de tirs de l’artillerie israélienne.

Le Monde avec AFP

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